Philippe VI de France
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Philippe VI de Valois (Français: Philippe VI de Valois; 1293 Le 22 août 1350) était le roi de France de 1328 à sa mort, et Comte d’Anjou, du Maine et de Valois 13251328. Il est le fils de Charles de Valois et fonde la dynastie des Valois.
Sommaire
1 Ascension au trône
2 Vie
3 Règne
3,1 Guerre de Cent Ans
3.2 Dernières années
4 Références

Ascension au trône
En 1328, le roi Charles IV mourut sans descendant mâle direct, cependant, au moment de sa mort, sa femme était enceinte. Philippe était l’un des deux principaux prétendants au trône avec le roi Édouard III d’Angleterre dont la mère, Isabelle, était la sœur de feu le roi Charles. Philippe monta sur le trône en appliquant la loi salique, qui interdisait aux femmes et aux descendants de la lignée féminine de succéder au trône. Après que la reine de Charles, Jeanne d’Evreux, eut donné naissance à une fille, Philippe fut couronné le 27 mai 1328 à la cathédrale de Reims.
Philippe VI n’était ni un héritier ni un descendant de Jeanne I de Navarre, dont l’héritage (le royaume de Navarre, ainsi que les comtés de Champagne, Troyes, Meaux et Brie) avait été en union personnelle avec la couronne de France pendant près de cinquante ans et avait longtemps été administré par la même machine royale (établie par Philippe IV, le père de la bureaucratie française), ressource héritée de Philippe VI. Ces comtés étaient étroitement ancrés dans l’entité économique et administrative du Domaine Royal de France, étant situés à côté de l’Île-de-France. Philippe, cependant, n’avait pas droit à cet héritage ; l’héritière légitime était la fille survivante de Louis X, la future Jeanne II de Navarre, la petite-fille aînée de Jeanne I de Navarre. Philippe a cédé la Navarre à Jeanne II, mais concernant les comtés de Champagne, ils ont conclu un accord: Jeanne II a reçu de vastes terres en Normandie (adjacentes au fief de son mari à Evreux) en compensation, et Philippe a pu garder la Champagne dans le Domaine royal.

Vie
En juillet 1313, Philippe avait épousé Jeanne, (Jeanne la Boiteuse), fille de Robert II, duc de Bourgogne et de la princesse Agnès de France, la plus jeune fille de Louis IX. Dans une tournure ironique à son ascension « masculine » au trône, l’intelligente et volontaire Jeanne, une régente compétente de la France pendant les longues campagnes militaires du Roi, serait le cerveau derrière le trône et le véritable souverain de la France.
Leurs enfants étaient:
Jean II (26 avril 1319 8 avril 1364)
Marie (13261333)
Louis (17 janvier 1328 17 janvier 1328)
Louis (8 juin 1330 23 juin 1330)
Jean (13331333)
Philippe de Valois ( 13361375), Duc d’Orléans
Jeanne (13371337)
Après la mort de Jeanne en 1348, Philippe épouse Blanche d’Evreux, princesse de Navarre, fille de la reine régnante Jeanne II de Navarre, le 11 janvier 1350. Ils eurent une fille : Jeanne (13511371).
Philippe VI meurt à Nogent-le-Roi, Eure-et-Loir le 22 août 1350 et est inhumé avec sa seconde épouse, Blanche de Navarre (13301398) dans la basilique Saint-Denis. Son premier fils, Jeanne de Bourgogne, qui devient Jean II, lui succède.

Règne
Le règne de Philippe est ponctué de crises. Cela a commencé par un succès militaire en Flandre à la bataille de Cassel (août 1328), où les forces de Philippe ont réinstallé Louis Ier de Flandre, qui avait été renversé par une révolution populaire. La compétente Jeanne fit la première des nombreuses démonstrations de sa compétence de régente en son absence.
Philippe entretenait d’abord des relations relativement amicales avec Édouard III, et ils planifièrent ensemble une croisade en 1332, qui ne fut jamais exécutée. Cependant, le statut du duché d’Aquitaine restait un point sensible et la tension augmentait. Philippe a fourni un refuge à David II d’Écosse en 1334 et s’est déclaré champion de ses intérêts, ce qui a enragé Édouard. En 1336, ils étaient ennemis, mais pas encore ouvertement en guerre.
Philippe réussit à empêcher un arrangement entre la papauté d’Avignon et l’empereur Louis IV bien que, en juillet 1337, Louis ait conclu une alliance avec Édouard III.
La dernière brèche avec l’Angleterre survient lorsqu’Édouard offre refuge à Robert III d’Artois, autrefois l’un des conseillers de confiance de Philippe. Cependant, après avoir commis des faux pour tenter d’obtenir un héritage, il a à peine échappé de sa vie à la France et a été traqué par Philippe dans toute l’Europe. Édouard le fait comte de Richmond et l’honore ; en représailles, Philippe déclare le 24 mai 1337 qu’Édouard a confisqué l’Aquitaine pour rébellion et désobéissance. Ainsi commença la guerre de Cent Ans.

Guerre de Cent Ans
Philippe entra dans la guerre de Cent Ans en position de force comparative. La France était plus riche et plus peuplée que l’Angleterre, et était alors au sommet de sa gloire médiévale. Les premières étapes de la guerre ont donc été largement réussies pour les Français.
En mer, des corsaires français ont attaqué et incendié des villes et des navires le long des côtes sud et sud-est de l’Angleterre. Les Anglais font quelques raids de représailles, notamment l’incendie d’une flotte dans le port de Boulogne-sur-Mer, mais les Français ont largement le dessus. Une fois sa puissance maritime établie, Philippe donne l’ordre en 1339 de préparer une invasion de l’Angleterre et commence à assembler une flotte au large de la côte zélandaise à Sluys. Cependant, en juin 1340, lors de la bataille âprement disputée de Sluys (« l’Écluse »), les Anglais attaquèrent le port et y capturèrent ou détruisirent les navires, mettant fin à la menace d’une invasion.
Sur terre, Édouard III se concentre en grande partie sur la Flandre et les Pays-Bas, où il s’est fait des alliés par la diplomatie et la corruption. Un raid en 1339 (la première chevauchée) en Picardie se termina ignominieusement lorsque Philippe refusa sagement de livrer bataille. Les finances minces d’Edward ne lui permettraient pas de jouer un jeu d’attente, et il a été forcé de se retirer en Flandre et de retourner en Angleterre pour collecter plus d’argent. En juillet 1340, Édouard revient et assiège Tournai ; de nouveau, Philippe lève une armée de secours qui harcèle les assiégeants mais n’offre pas de bataille ouverte, et Édouard est de nouveau contraint de rentrer chez lui, fuyant secrètement les Pays-Bas pour échapper à ses créanciers.
Jusqu’à présent, la guerre s’était plutôt bien passée pour Philippe et les Français. Bien que souvent stéréotypés comme des chefs de file de la chevalerie, Philip et ses hommes avaient en fait mené à bien une stratégie Fabienne contre Edward, en proie à la dette, et résistaient aux fadeurs chevaleresques d’un seul combat ou d’un combat de deux cents chevaliers qu’il offrait. En 1341, la Guerre de Succession Bretonne permet aux Anglais de placer des garnisons permanentes en Bretagne. Cependant, Philippe était toujours en position de commandement: lors des négociations sur l’arbitrage papal en 1343, il refusa l’offre d’Édouard de mettre fin à la guerre en échange du duché d’Aquitaine en pleine souveraineté.
L’attaque suivante survient en 1345, lorsque le comte de Derby envahit l’Agenais (perdu vingt ans auparavant lors de la guerre de Saint-Sardos) et prend Angoulême, tandis que les forces en Bretagne sous le commandement de Sir Thomas Dagworth font également des gains. Les Français répondent au printemps 1346 par une contre-attaque massive contre l’Aquitaine, où une armée commandée par Jean, duc de Normandie assiège Derby à Aiguillon. Sur les conseils de Godfrey Harcourt (comme Robert III d’Artois, un noble français banni), Édouard s’embarque pour la Normandie au lieu de l’Aquitaine. Comme Harcourt l’avait prédit, les Normands étaient mal préparés à la guerre, et beaucoup de combattants étaient à Aiguillon. Édouard saccage et brûle le pays au fur et à mesure, prenant Caen et avançant jusqu’à Poissy avant de battre en retraite devant l’armée que Philippe rassemble à la hâte à Paris. Traversant la Somme, Edward se leva pour livrer bataille à Crécy.
Tout près de lui, Philip avait prévu de s’arrêter pour la nuit et de reconnaître la position anglaise avant de livrer bataille le lendemain. Cependant, ses troupes étaient désordonnées et ne devaient pas être manipulées: les routes étaient bloquées par l’arrière de l’armée qui montait et par la paysannerie locale qui appelait furieusement à se venger des Anglais. Les trouvant sans espoir de contrôle, il ordonna une attaque générale à la tombée de la soirée. Ainsi commença la bataille de Crécy ; et quand elle fut faite, l’armée française avait été presque anéantie, et Philippe échappa à peine à la capture. La fortune s’était retournée contre les Français.
Les Anglais s’emparent et tiennent l’avantage. La Normandie annule le siège d’Aiguillon et se retire vers le nord, tandis que Sir Thomas Dagworth capture Charles de Blois en Bretagne. L’armée anglaise se retire de Crécy pour assiéger Calais ; la ville résiste obstinément, mais les Anglais sont déterminés et ravitaillent facilement de l’autre côté de la Manche. Philippe mène une armée de secours en juillet 1347, mais contrairement au siège de Tournai, c’est désormais Édouard qui a le dessus. Avec le pillage de son expédition normande et les réformes de son système fiscal qu’il avait exécutées, il pouvait tenir ses lignes de siège et attendre une attaque que Philippe n’osait pas livrer. C’est Philippe qui s’en alla en août, et la ville capitula peu de temps après.

Dernières années
Après la défaite à Crécy et la perte de Calais, les Domaines refusent de lever des fonds pour Philippe, mettant fin à ses plans de contre-attaque en envahissant l’Angleterre. En 1348, un nouveau malheur frappe la France : la Peste noire, qui tue au cours des années suivantes un tiers de la population, dont la reine Jeanne. La pénurie de main-d’œuvre qui en a résulté a provoqué une flambée de l’inflation et le roi a tenté de fixer les prix, déstabilisant davantage le pays. Sa dernière grande réalisation fut l’achat du Dauphiné et du territoire de Montpellier dans le Languedoc, en 1349. À sa mort en 1350, la France était encore un pays très divisé et rempli de troubles sociaux.
Précédé de :
Charles III Comte d’Anjou
13251328 Remplacé par :
au domaine royal
Comte du Maine
13251328
Comte de Valois
13251328
Précédé de :
Charles IV Roi de France
13281350 A succédé à :
Jean II

Seward, Desmond (1999). La Guerre de Cent Ans, Penguin Books. ISBN 0-14.02-8361-7.

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