La ménopause est définie comme l’arrêt de la menstruation, mettant fin à la période fertile. Les changements hormonaux sont une diminution du taux de progestérone, suivie d’une diminution marquée de la production d’œstrogènes. Les symptômes associés à ces changements hormonaux peuvent préconiser un traitement hormonal substitutif. Cette revue est basée sur la littérature anglophone sur l’effet de la thérapie par les œstrogènes et de la thérapie par les œstrogènes et les progestatifs sur les femmes ménopausées. Les avantages de l’hormonothérapie substitutive sont la régulation des saignements utérins dysfonctionnels, le soulagement des bouffées de chaleur et la prévention des modifications atrophiques du tractus urogénital. Les femmes à risque d’ostéoporose bénéficieront d’un traitement hormonal substitutif. Le traitement doit commencer dès que possible après la ménopause et il est possible qu’il soit maintenu à vie. Le traitement peut être complété par un apport supplémentaire en calcium, en vitamine D et peut-être en calcitonine. L’activité physique devrait être encouragée et le tabagisme réduit si possible. Les femmes à risque de maladie cardiovasculaire bénéficieront également d’un traitement hormonal substitutif. Il existe des preuves accablantes que l’hormonothérapie protégera à la fois contre les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux, et il n’y a pas de risque accru de thrombose veineuse ou d’hypertension. Un inconvénient de l’hormonothérapie substitutive est un risque accru de formation de calculs biliaires et de cholécystectomie. L’œstrothérapie sans opposition donne une incidence plus élevée de cancer de l’endomètre chez les femmes ayant un utérus intact, mais la contribution des progestatifs pendant environ 10 jours par mois exclut ce risque. Le cancer du sein en relation avec la thérapie œstrogène-progestative a fait l’objet de nombreuses inquiétudes et le problème n’est toujours pas entièrement résolu. S’il y a un risque, il est faible et seulement après une utilisation prolongée d’œstrogènes (15-20 ans). La décision d’utiliser ou non un traitement hormonal substitutif doit bien sûr être prise par la femme en question, mais sa décision doit être basée sur les informations scientifiques disponibles. Les auteurs estiment que les avantages de l’hormonothérapie substitutive dépassent de loin les inconvénients. Nous suggérons que chaque femme présentant des signes de privation hormonale soit traitée avec un traitement hormonal substitutif. Cela inclut les femmes présentant des symptômes vasomoteurs subjectifs ou objectifs, des symptômes génito-urinaires, des femmes à risque d’ostéoporose (pertes osseuses rapides) et des femmes à risque de maladies cardiovasculaires.

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