Résumé

Nous avons étudié les corrélations entre le profil de faiblesse, le type d’AVC, la topographie et l’étiologie chez 255 patients dont le premier AVC s’est manifesté par une hémiparésie isolée. Ils représentaient 14 % des patients ayant subi un AVC admis consécutivement. Les distributions de faiblesse étaient les suivantes: visage, membre supérieur et membre inférieur (FUL) (50%); visage et membre supérieur (FU) (29%); membre supérieur (U) (10%); et membre supérieur et inférieur (UL) (9%). Vingt-neuf pour cent des patients présentaient une dysarthrie, qui n’avait aucune valeur localisante. Moins de la moitié des patients avaient un infarctus profond et un tiers avait une source embolique potentielle du cœur ou des grosses artères. L’analyse de régression logistique a montré que les antécédents d’hypertension et le type de distribution de faiblesse étaient les principaux facteurs expliquant la localisation des lésions: les patients présentant une distribution FUL et une hypertension avaient une probabilité de 90% d’infarctus profond; les patients présentant une distribution FUL mais aucune hypertension ou présentant une distribution UL et une hypertension présentaient chacun une probabilité de 70% d’infarctus profond. La monoparésie motrice pure n’a presque jamais été causée par un infarctus profond. Nous suggérons que l’hypothèse d’une étiologie lacunaire à un avc moteur pur ne devrait être appliquée qu’aux patients atteints de FUL.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.